City of Horror

mar 10
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Les zombies sont à la mode, difficile de les éviter, ils sont partout : cinéma, télé, romans, BDs, et même des recherches scientifiques. Il était donc logique qu’ils envahissent aussi le monde du jeu de société. City of Horror fait partie de ces jeux mettant en scène des humains tentant de survivre aux hordes des morts-vivants décérébrés. Sauf que contrairement à, par exemple, Zombicide qui mise sur l’aspect coopératif, ici c’est du chacun pour soi. A l’origine intitulé « Zombies : la blonde, la brute et le truand », ce jeu de Nicolas Normandon était sorti en 2005 chez Asmodée. Repos Prod l’a repris, augmenté, transformé en 2012 sous les pinceaux de Miguel Coimbra, et le titre de City of Horror. Un jeu pour 3 à 6 joueurs, dès 10 ans, et des parties d’environ 1h. Pour survivre, il faudra sacrifier certains habitants de la ville ; si possible pas ceux que vous dirigez.

L’ouverture de la boîte nous met face à une belle quantité de matériel de qualité. A commencer par un plateau modulable permettant de varier un peu les parties, et agrémenté d’un château d’eau surélevé en 3D. Un grand nombre de pions, cartes, jetons et autres marqueurs s’y ajoutent. Après avoir assemblé le plateau, on y place la nourriture, des antidotes et des jetons action  sur les endroits concernés. Chaque joueur reçoit ensuite quelques personnages au hasard (le nombre dépend du nombre de joueurs) qui sont placés aléatoirement dans les divers lieux du plateau ; chaque personnage est doté de capacités spéciales qui le rendent unique et qui vont influencer sur le reste des règles du jeu. Chaque joueur reçoit aussi une main de cartes action (dont le nombre dépend là aussi du nombre de joueurs).

Le jeu va ensuite se dérouler en 4 tours représentant les 4 heures à devoir tenir le choc face aux hordes de zombies en attendant les secours et en emmagasinant de l’antidote. A chacun de ces tours, une série de phases est exécutée, toujours la même chose…

  • Choix des cartes déplacement. Chaque joueur choisit secrètement de ses cartes le lieu vers lequel il souhaite aller à ce tour.
  • Invasion. On tire du paquet invasion la carte correspondant à l’heure jouée, nous indiquant dans quelle lieu les zombies arrivent. Il ont aussi la possibilité de se déplacer. (Il y a plusieurs cartes pour chaque heure, ce qui fait que chaque partie sera différente)
  • Déplacement. En commençant par le 1er joueur, chacun va déplacer l’un de ses personnages vers le lieu sélectionné précédemment. Si le lieu choisi est déjà rempli de survivants au maximum de sa capacité, le personnage va automatiquement au carrefour au milieu du plateau, davantage à la merci des zombies mais avec d’autres possibilités.
  • Résolution des lieux. Chaque joueur qui a au moins un personnage dans un lieu peut bénéficier de l’effet spécifique de ce lieu. Ensuite les joueurs peuvent, grâce à leurs cartes actions et aux capacités de leurs personnages, se débarrasser des zombies entourant le lieu où ils sont. Si malgré cela, il y a trop de zombies par rapport à la capacité du lieu, alors une attaque a lieu. Les joueurs avec des personnages présents sur place votent à main levée pour désigner lequel de ces personnages est sacrifié et jeté à la meute vorace. Toutes les alliances et négociations possibles sont à ce moment-là envisageables bien entendu. Après cela, les joueurs peuvent se répartir les cartes action et les antidotes présents sur le lieu en question. On résout ainsi dans l’ordre chacun des lieux du plateau.

On passe ensuite le jeton premier joueur au joueur suivant et la partie continue. Elle va donc durer 4 tours, après quoi l’hélicoptère des secours arrive. Ne pourront embarquer que les personnages disposant d’un antidote. On calcule ensuite les points en fonction du nombre de personnages sauvés, ainsi que des jetons nourriture et antidote ramassés, et le joueur avec le score le plus élevé l’emporte.

City of Horror est un jeu à l’ambiance très particulière, plongeant les joueurs dans une situation de survie où l’on est poussé à tout faire pour s’en sortir, y compris les trahisons, mensonges et alliances les plus improbables. A jouer avec des gens acceptant ce genre de jeu, du coup, sinon on risque de ne pas se faire des amis. Mais une fois plongé dedans, on se retrouve embarqué dans une aventure tendue et prenante, haletante, une lutte pour la survie où tous les coups sont permis. Le tout servi par un humour (design des cartes et des personnages) noir bienvenu dans ce contexte.

 

Quelques liens :

Chez Repos Prod

Fiche Tric Trac

Fiche Boardgamegeek

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