Kamon et Okiya

mar 17
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Nous vous présentons cette semaine deux jeux en même temps… Pourquoi deux d’un coup? Parce que, en plus d’être du même auteur, les deux jeux ont une base très commune de contrainte de placement. Ils sont tous deux des jeux abstraits à deux (Okiya s’est vu doté d’un thème qui reste cependant fortement plaqué) et ils sont tous les deux très intéressants. Dans chacun des deux jeux, les joueurs vont placer une pièce à leur tour, contraignant le coup suivant de l’adversaire, et ainsi de suite jusqu’à aboutir à l’une des conditions de victoire : obtenir certaines figures avec ses pions ou empêcher l’adversaire de jouer. Kamon est sorti en 2007 et Okiya en 2012, tous deux chez Jactaela et tous deux conseillés dès 7-8 ans pour des parties de 15 à 20 minutes ; ajoutons que Kamon est doté également d’une très sympathique version virtuelle sur iOS.

Allons-y par ancienneté et commençons par Kamon… le superbe matériel du jeu, tout en douceur et en textures agréables, propose un plateau hexagonal de 36 cases, 18 pions blancs, 18 pions noirs et 36 jetons représentant des symboles ; sur chaque jeton, un symbole apparaît un certain nombre de fois. On répartit aléatoirement ces 36 jetons sur le plateau et on en enlève un qui créé ainsi une case vide inutilisable. Chaque joueur prend les pions à sa couleur. Le premier joueur va devoir poser l’un de ses pions sur l’une des cases d’un des côtés de l’hexagone, remplaçant le jeton qui s’y trouvait. Son adversaire doit alors poser un pion sur une case occupée par un jeton ayant soit le même symbole, soit le même nombre de symboles. Il contraint ainsi son adversaire avec les mêmes règles. La partie prend fin lorsque l’une des conditions suivantes est remplie :

  • un joueur relie deux côtés opposés du plateau avec une ligne ininterrompue de ses pions, auquel cas il a gagné ;
  • un jouer entoure complètement avec ses pions une ou plusieurs case(s) libre(s) ou occupée par l’adversaire, auquel cas il a gagné également ;
  • un joueur ne peut plus jouer de par les contraintes que son adversaire lui a imposées, auquel cas il a perdu.

Okiya dispose lui d’un thème asiatique puisque l’on se trouve parmi les geishas, avec des cartes aux graphismes repris du traditionnel hanafuda japonais. Ici on dispose aléatoirement les 16 tuiles en un carré de 4 par 4. Chacune de ces tuiles dispose de deux caractéristique : la végétation et le sujet représentés. Chaque joueur dispose de 8 pions geishas à sa couleur. Lorsqu’un joueur place l’un de ses pions, il retire la tuile qu’il remplace, contraignant alors son adversaire à jouer sur une tuile représentant soit la même végétation, soit le même élément. Une mécanique semblable à celle de Kamon donc, mais allant encore plus à l’essentiel car le jeu offre beaucoup moins d’emplacements. La partie s’arrête quand un joueur a réalisé une ligne ou un carré de 4 geishas à sa couleur, auquel cas il a gagné ; si un joueur se retrouve dans l’impossibilité de jouer, la partie s’achève et il a perdu.

Ces deux jeux sont dotés de règles très simples et rapidement assimilées. Ils offrent cependant une vraie profondeur et vous proposeront de réels défis pour votre esprit. Leur courte durée en fait des jeux au fort goût de reviens-y. De vraies réussites.

 

Quelques liens :

Kamon et Okiya sur le site Jactaela

Fiche Tric Trac de Kamon et Okiya

Fiche Boardgamegeek de Kamon et Okiya

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