King of Tokyo

fév 18
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Aujourd’hui nous allons vous présenter un jeu de Richard Garfield ; rien à voir avec le célèbre chat roux, mais ce monsieur mérite toute notre attention pour avoir quelque peu révolutionné le petit monde du jeu il y a 10 ans avec Magic : L’Assemblée. Mais ce n’est pas de ce jeu de cartes à collectionner dont nous allons vous parler. Là c’est King of Tokyo qui nous intéresse, un jeu sorti en France en 2011 chez Iello.Annoncé pour 2 à 6 joueurs, il n’est guère intéressant à 2 et son meilleur potentiel tourne autour à 4-5 joueurs plutôt. L’âge conseillé est de 8 ans ; 6-7 ans ira aussi. Une durée annoncée de 30 minutes mais qui peut varier pas mal selon le nombre de joueurs et leur connaissance du jeu. King of Tokyo est un jeu familial plutôt simple et accessible qui donne de bons moments de fun et de rigolade. Loin de la famille des jeux coopératifs à la mode, ce jeu est vraiment orienté chacun pour soi et que le meilleur gagne. Le tout dans la joie et la bonne humeur, mais avec plein de sales coups et un humour bien présent.

Chaque joueur va prendre en main le destin d’un monstre (ou alien ou robot géant, l’important étant que ce soit grand, fort, et non humain) qui a pour but de tout détruire à Tokyo et de rester le maître des lieux, comme dans les grands films catastrophe avec des monstres, genre Godzilla. ces monstre sont suffisamment forts pour ne pas s’inquiéter tellement des humains, leur plus grand souci sera les autres monstres. Chaque joueur va donc s’emparer d’une petite figurine en carton représentant son monstre (sur un socle) et d’un petit plateau individuel du même monstre ; ce dernier permet, par un mécanisme de molette, de visualiser les points de vie (10 au début du jeu) et les points de victoire (0 au début du jeu). Il n’y a aucune différence dans les mécanismes de jeu, quel que soit le monstre. Si un monstre arrive à 0 points de vie, il est éliminé. Il y a deux manières de gagner : arriver le premier à 20 points de victoire, ou être le dernier survivant (cette option étant sans contestation la plus courante).

Pour arriver à ses fins, on va lancer les 6 dés avec le principe du 421. On peut donc relancer autant de dés que l’on veut, et cela 3 fois en tout, avec obligation de garder la combinaison obtenue au final. De là, en fonction des symboles obtenus sur les dés, il y a plusieurs solutions :

  • pour chaque éclair, on gagne un petit cube d’énergie ;
  • pour chaque cœur, on regagne un point de vie, avec un maximum de 10 ; il est cependant impossible de se soigner ainsi lorsque l’on est dans Tokyo ;
  • pour chaque symbole grosse baffe, on inflige la perte d’un point de vie, soit à tous les monstres hors de Tokyo si on est dans la ville, soit à ceux qui sont dans Tokyo si on est hors de la ville ;
  • si on a trois fois le même chiffre (il y a 1, 2 et 3), on obtient ce chiffre en points de victoire (avec un bonus pour chaque apparition supplémentaire du même chiffre).

Au début de la partie, personne n’est dans Tokyo. Le premier à envoyer une baffe va aller dans Tokyo. Si on joue à 5 ou 6, il y a une seconde place en ville, à Tokyo Bay, que va occuper le deuxième joueur à faire une baffe. Entrer dans Tokyo rapporte 1 point de victoire. Commencer son tour dans Tokyo rapporte 2 points de victoire. Ainsi entrer dans la ville et y rester permettent d’accumuler des points de victoire, mais on ne peut pas s’y soigner et on y reçoit des baffes de tous les joueurs hors de la ville. Un joueur dans Tokyo qui reçoit une ou des baffes peut décider alors de quitter la ville et de laisser sa place à son agresseur.

Après le jet de dés et la résolution des actions associées, le joueur peut acheter une ou plusieurs cartes avec ses cubes d’énergie. On a en permanence trois cartes visibles. Il y a des actions, dont l’effet s’effectue immédiatement lors de leur achat, ou des pouvoirs qui restent auprès du monstre les ayant achetés et sont permanents. Les effets de ces cartes sont très variés et vont donc modifier le cours du jeu.

King of Tokyo est un jeu rapide et fun, un jeu d’affrontement où le hasard des dés l’emporte sur le sens tactique. Son style graphique et son thème donnent une bonne ambiance aux parties endiablées et mouvementées.

A noter qu’une extension, Power Up, est depuis peu disponible (mais pas au Dé Blanc). Elle rajoute un monstre, mais surtout elle donne à chacun une série de pouvoirs personnalisés, ce qui permet de différencier les monstres.

 

Quelques liens :

La page chez Iello

La fiche Tric Trac

La fiche Boardgamegeek

La vidéorègle par Yahndrev

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