Takenoko

mai 27
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Aujourd’hui on va parler de panda. Parce que c’est connu que le panda c’est mignon et ça fait craquer, c’est très vendeur. Allons donc jeter un œil du côté de Takenoko (« pousse de bambou » en japonais), l’un des succès d’Antoine Bauza (l’auteur du fameux 7 Wonders), illustré par Nicolas Fructus, Yuio, et Joël Picksel. Sorti en 2011 chez Matagot et Bombyx en coédition, le jeu a vite su rencontrer un public nombreux ; le fait qu’il ait gagné l’As d’Or 2012 n’y est pas pour rien, tout comme d’autres prix à travers le monde. Takenoko c’est pour 2 à 4 joueurs, dès 8 ans, et des parties annoncées de 45 minutes ; ce dernier chiffre varie pas mal en fonction du nombre de joueurs, et les parties à 4 peuvent vite être assez longues. Privilégiez-le à 3 plutôt. Un jeu familial donc.

On est au Japon. L’Empereur de Chine vient d’offrir à son homologue japonais un panda géant, et il va falloir en prendre soin tout en faisant correctement pousser la bambouseraie dans laquelle il se nourrit. En tant que courtisans de l’Empereur du Japon, les joueurs vont devoir aménager la bambouseraie grâce à l’aide d’un jardinier, tout en nourrissant le panda et en donnant au tout une esthétique agréable. Et ce ne sera pas aisé de tout combiner. D’autant que les objectifs de chacun sont gardés secrets et souvent antagonistes.

Ce qui impressionne tout de suite avec Takenoko, c’est le matériel. Et la boîte pour commencer, avec son illustration dans un style coloré et plaisant. Elle confirme l’ambiance familiale du jeu. A l’intérieur, on découvrira tout plein de matériel de très très bonne qualité et visuellement très réussi :

  • Les deux figurines, le panda et le jardinier, magnifiques,
  • 28 parcelles hexagonales en carton,
  • des dizaines de sections de bambous en bois s’emboîtant les unes dans les autres,
  • des petits bâtons de bois bleus formant des irrigations,
  • des cartes (presque trop petites, dommage),
  • une série de petits jetons d’aménagement,
  • quatre plateaux individuels,
  • un dé avec des symboles particuliers,
  • des jetons en bois,
  • et un livre de règles qui s’ouvre sur une petite BD pour mettre dans l’ambiance.

Chaque élément du matériel est une réussite, et découvrir tout cela est un régal pour les yeux. Mais bon, on est là pour jouer quand même… Chaque joueur va donc prendre un plateau individuel, ainsi qu’une carte objectif de chacun des trois types (panda, jardinier, parcelles). Ces objectifs resteront secrets jusqu’à ce qu’ils soient réalisés. On placera au centre de la table la parcelle hexagonale de départ avec l’étang. Ensuite de quoi un joueur pourra effectuer deux actions différentes parmi les 5 ci-dessous :

  • prendre trois parcelles de la pile, les regarder, en choisir une et la poser de manière à ce qu’elle touche le plateau en place (les deux autres retournent sous la pioche) ;
  • prendre une irrigation et la poser soit dans sa réserve (pour une utilisation ultérieure) soit sur le plateau de jeu pour relier un hexagone au réseau d’irrigation ; une parcelle non-irriguée ne pourra pas faire pousser de bambou ;
  • prendre un jeton « aménagement » et le poser soit dans sa réserve (pour une utilisation ultérieure) soit sur le plateau pour modifier les caractéristiques d’une parcelle ;
  • déplacer le panda d’autant de cases que voulu en ligne droite, et dévorer une section de bambou sur la case d’arrivée (cette section sera placée sur le plateau individuel du joueur) ;
  • déplacer le jardinier d’autant de cases que voulu en ligne droite et faire pousser d’une section le bambou s’y trouvant ainsi que sur les parcelles adjacentes de même couleur (il y a trois couleurs de parcelle et donc de bambou) ;
  • tirer une nouvelle carte objectif.

Les cartes objectifs de type panda définissent ce qui doit se trouver comme sections de bambous dévorées par le panda sur le plateau individuel du joueur. Les objectifs de jardinier indiquent des quantités et hauteurs de bambous qui doivent être atteintes. Les objectifs de parcelles indiquent des arrangements de couleurs à créer. Selon leur difficulté, ils valent plus ou moins de points. Dès qu’un objectif est accompli, le jouer pose la carte devant lui face visible. Lorsqu’un joueur a accompli un certain nombre d’objectifs (selon le nombre de joueurs), il prend la carte Empereur qui lui donne un bonus de points et le tour se termine. On compte alors le nombre de points de chacun selon les objectifs accomplis, et le vainqueur est celui qui en a le plus.

A noter qu’à partir du deuxième tour de jeu, on introduit le dé de la météo, qui permet de modifier un peu le fonctionnement et introduit des subtilités.

Takenoko est un jeu familial accessible, il séduira par son matériel et par ses règles simples. Des joueurs plus aguerris et/ou experts pourraient lui reprocher son manque d’interactivité et une certaine simplicité, mais des variantes sont toujours possibles pour introduire davantage de piquant dans le jeu. Il sera par contre parfait pour un grand public avide de trouver des jeux sympathiques.

 

Quelques liens :

chez Matagot

chez Bombyx

fiche Tric Trac

sur Boardgamegeek

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