Uluru

mar 18
Posted by

Nous allons aujourd’hui vous parler du très sympathique Uluru, un jeu de Lauge Luchau, illustré par Harald Lieske et édité par Filosofia en 2011. Annoncé pour 1 à 5 joueurs (les parties en solo perdent en interaction tout en faisant un excellent casse-tête), dès 8 ans (avec niveaux de difficulté variable), pour des parties annoncées d’environ 30 minutes. Thématisé autour de la mythologie aborigène du pays des rêves, il s’agit pourtant d’un pur jeu abstrait auquel n’importe quel thème pouvait être collé. Le choix retenu est non seulement très agréable visuellement, mais en plus il donne une petite touche exotique avec des éléments peu courants dans le monde du jeu.

Uluru vous amène donc au mont australien du même nom où les animaux se transforment la nuit en oiseaux du pays des rêves, de diverses couleurs. Pour se poser, ces oiseaux deviennent pénibles et ont chacun des envies bien précises quant à qui ils veulent ou pas avoir comme voisins. Chaque joueur va donc tenter de répondre au mieux à ces désirs en plaçant les animaux, et récolter ainsi le moins de pierres possible.

On commence par placer au milieu de la table un plateau allongé reprenant en ligne les 8 animaux de couleur avec pour chacun un emplacement pour une carte. Chaque joueur va prendre un petit plateau individuel et le garder devant lui avec une collection des 8 oiseaux. On retourne alors en même temps huit cartes au hasard, que l’on va placer face visible sous chacun des oiseaux, et par la même occasion le sablier qui va donc nous contraindre à réussir en un temps donné.

Les cartes indiquent les désirs de chaque oiseau. Par exemple le vert veut être à côté du rose, le blanc veut faire face au rouge, ou le bleu veut partager un coin avec l’orange. Sur son plateau, chaque joueur va disposer ses oiseaux afin de coller à un maximum de désirs d’oiseaux. Très vite on va se rendre compte que tous ne sont pas possibles, que certains s’excluent mutuellement (que choisir si bleu veut être en face de rouge et rouge à côté de bleu?). Pendant ce temps, le sablier s’écoule et le temps passe, et la tension monte très vite. On se surprend à tout recommencer depuis le début, à tenter une autre version, à faire des essais, à décompter les points pour optimiser le placement. Comme en plus le plateau individuel est asymétrique, chaque place est bien différente et les possibilités sont extrêmement nombreuses. Et là c’est la fin puisque le sablier arrive au bout. Plus personne ne bouge, on ne touche plus rien. Et on vérifie… Pour chaque désir qui n’est pas respecté, le joueur prend une pierre ; le but est bien entendu d’en avoir le moins possible.

On enlève ensuite les oiseaux des plateaux individuels, les cartes du plateau central, et on recommence avec de nouveaux désirs. Le jeu se déroule en six tours, à la fin desquels le gagnant est donc celui avec le moins de pierres.

Les cartes sont réparties en divers niveaux de difficulté. Avec des enfants, et pour vos premières parties, vous ne combinerez que les premiers niveaux. Si vous accrochez et que vous aimez faire chauffer vos neurones, vous pourrez ajouter les niveaux plus élevés qui donnent dès lors des défis particulièrement ardus à résoudre. Le plateau offre même une option particulière au verso, où l’on trouve deux emplacements de cartes pour chaque oiseau. Cela permet de jouer avec des cartes de niveaux bas et de niveau élevé en même temps, pour mélanger des joueurs plus ou moins doués.

Ce jeu est un très bon jeu de réflexion aux règles simples mais qui n’a pas fini de vous faire réfléchir. Il faut bien entendu aimer les casse-tête pour l’apprécier. Bien que l’aspect aborigène soit agréable, on passera très vite dessus puisqu’il n’impacte aucunement le jeu. Uluru repose sur sa mécanique. Et c’est une réussite. La petite demi-heure des parties le rend assez addictif avec un côté « allez on s’en refait une petite »… mais peut-être avec juste un party game pas trop poussé entre deux, histoire de reposer le cerveau. Le stress du sablier, et le fait de voir les autres joueurs avancer, tout cela met une bonne ambiance et donne du rythme aux parties. Et les niveaux de difficulté permettent vraiment de l’adapter à différents types de joueurs et à différents âges, ce qui n’est pas négligeable du tout.

Quelques liens :

Sur le site de l’éditeur

Fiche Tric Trac

Fiche Boardgamegeek

 

%d blogueurs aiment cette page :